Appel pour une République multiculturelle et postraciale

Voici les deux propositions de notre association :

Contre la précarité des femmes : « L’ISF, L’Impôt Solidarité féminine »

Aujourd’hui en France, plus de 5 millions de femmes vivent avec moins de 600€ par jour dont certaines sont sans domicile fixe. Les femmes, notamment les mères isolées sont aujourd’hui les premières victimes de la précarité.

Voici en quelques lignes une mesure de l’association Paroles de femmes qui permettrait de les aider à sortir de cet état d’urgence :

L’ISF, l’Impôt de solidarité féminine. 1€ serait prélevé des impôts afin de créer un Fond de financement pour les femmes précaires. Ce fonds permettrait d’une part d’apporter une aide financière ponctuelle et d’autre part de permettre de créer « des maisons citoyennes » foyers pour mères isolées avec enfants, femmes victimes de violences et SDF. Ces maisons pour femmes seraient des lieux d’accueil, d’accompagnement et de réinsertion. Une équipe pluridisciplinaire serait à leur disposition pour les soutenir dans toutes leurs démarches jusqu’à une complète réinsertion. Cet ISF a pour vocation d’être international : L’ « IWSF », International Women’s Solidarity Fund aurait les mêmes objectifs afin de venir en aide aux femmes les plus démunies dans le monde.

 

Contre les violences faites aux femmes : « Les modules de Mixité et de lutte contre les violences »

Afin de lutter contre les violences faites aux femmes, l’association Paroles de femmes propose de mettre en place, à l’échelle nationale, dans tous les collèges de France, dès la classe de 6e, « des modules de Mixité et de lutte contre les violences ». Ces cours mensuels et obligatoires aborderaient l’égalité hommes-femmes ainsi que les violences faites aux femmes qu’elles soient psychologiques, verbales, physiques et sexuelles. Cette action de prévention permettrait d’anticiper les violences qui sont pour la plupart du temps liées à des difficultés de communication, des préjugés et des clichés que l’on a sur l’un et l’autre sexe et qui commencent dès l’adolescence avec l’arrivée de la sexualité. Il s’agit de les aider à déconstruire ces clichés sexistes, les responsabiliser sur la conséquence de leurs actes, leur apprendre à mieux gérer leurs émotions et à respecter l’autre. Une avocate spécialisée, une psychologue participeraient également à quelques modules afin de faire prendre conscience aux adolescents de la conséquence pénale que peut avoir un acte violent et des conséquences psychologiques qu’il entraîne chez la victime. Ces interventions permettraient également de faire prendre conscience aux victimes de leurs droits et de l’importance de déposer plainte contre leurs agresseurs.

Une grande conférence de presse se tiendra le 27 janvier au Cercle républicain, 75001 Paris

 

Rédigé par Laura Cattan
Porte Parole de l'association PAROLES DE FEMMES