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Lara Fabian et Paroles de femmes invités de Michel Drucker, nouveau parrain de l’association

Pour voir la vidéo :

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VIVRE EN SEINE-SAINT-DENIS ou à Paris 19e

« Les jeunes du film nous ressemblent, même si des fois c’est exagéré. » C’était hier le verdict de Stanley, Williams et Teyshan, à l’issue de la projection de « la Journée de la jupe » au cinéma du Panthéon à Paris (V e ). Un film tourné au collège Garcia-Lorca à Saint-Denis ,qui raconte la prise d’otages d’une classe difficile par un professeur (Isabelle Adjani) qui « pète les plombs ».

Une centaine de collégiens venus de Seine-Saint-Denis et de Paris ont assisté à la projection. « Les blagues que les élèves s’envoient nous ont bien fait rire, ont surtout apprécié Guirassy et Yazid, 14 ans. Nous aussi, on se vanne tout le temps. En revanche, on ne parle pas aussi mal aux professeurs que dans le film. » Applaudie par les collégiens, cette « Journée de la jupe » alterne scènes de comédie et instants dramatiques, comme la découverte d’un viol. « C’est un moment dur, ça fait réfléchir », reconnaissent Guirassy et Yazid. « Ce film est un moyen d’aborder les préjugés sexistes, la violence à l’école et de lutter contre les clichés racistes, antisémites ou homophobes », explique l’association Paroles de femmes, à l’origine de l’événement. Pour aller plus loin, un débat était organisé entre les jeunes et le réalisateur, les associations, des élus ou encore l’écrivain Marek Halter.

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Olivia Cattan dans Libé au sujet de la loi sur la Burqa

Pourquoi avoir souhaité participer à cette mission sur le port du voile intégral ?

Je ne voulais pas que l’islam soit instrumentalisé, notamment en tant que juive. J’ai souhaité équilibrer le débat, montrer que l’islam peut être éclairé. Pourquoi ne parlerait-on pas du problème de répudiation des femmes au lieu de se pencher sur la question de la burqa ? Parce que la burqa est plus visible. On parle moins facilement des violences invisibles faites aux femmes. La burqa fait peur. Elle me fait peur aussi. Mais l’islam n’est pas la burqa, il ne faut pas mélanger les choses. On est en train de lancer une polémique d’intellos dans laquelle la grande majorité des musulmans de France ne se retrouve pas.

Lors des auditions, la plupart des associations féministes ont dénoncé le port du voile, et non celui du voile intégral. Pourquoi ?

Il y a une forte confusion entre voile et voile intégral. Si une musulmane décide de porter le hijab ou une juive de porter une perruque, cela ne me dérange pas. Par contre, le voile intégral annihile la femme. Elle se crée son propre ghetto, et elle perd son regard sur le monde extérieur. Or, le regard est le miroir de l’âme. La burqa et le foulard sont deux choses très différentes.

Votre association a-t-elle constaté une croissance du port du voile intégral ?

Je l’ai constaté dans un quartier proche du XIXe arrondissement de Paris. Un nouvel imam est arrivé, et toutes les femmes se sont couvertes du voile intégral. Etait-ce un hasard ? Je ne pense pas. Mais cela reste un épiphénomène.

Ne voyez-vous pas une contradiction entre féminisme et pratique de la religion ?

Notre association tente de faire évoluer le statut de la femme, y compris au sein des communautés religieuses. Il y a un vrai travail à faire en partenariat avec leurs institutions, ce que ne fait pas l’Etat. Par exemple, lorsqu’il accorde des subventions, il pourrait demander des contreparties sur le statut de ces femmes. Mais on ne peut pas leur imposer un autre modèle. En revanche, on peut les aider en leur montrant qu’il y existe d’autres alternatives. Je veux rendre leur autonomie aux femmes et non leur imposer les choses.

Cela doit-il passer par le vote d’une loi ?

Je suis pour le vote d’une loi, mais pas n’importe laquelle. La burqa pose un problème de sécurité évident, parce qu’elle permet de se cacher. J’ai moi-même failli arriver en burqa à l’Assemblée nationale, et je pense qu’on ne m’aurait pas laissée entrer. Mais si on l’interdit totalement comme en Belgique, un autre problème va se poser : celui de l’enfermement de ces femmes qui vont rester à la maison. Dans ce cas, comment allons-nous pouvoir les aider en tant qu’associations ? Le plus important, c’est de les accompagner et non les exclure. Et si une loi est votée, elle doit impérativement être suivie de mesures d’information et d’éducation autour de cette question. On ne peut pas toujours tout régler à coups de loi ! Ce n’est pas dans la rue que l’Etat doit intervenir en priorité. C’est plutôt sur la formation des rabbins, des imams et des curés qu’il faut être vigilant.

Qu’allez-vous proposer à la mission parlementaire ?

Nous avons besoin de statistiques pour savoir combien de femmes sont concernées par le voile intégral en France. Or, aucune étude n’a été faite pour l’instant. Sans cela, comment voter une loi ? Par ailleurs, il faut un état des lieux des trois religions en France pour qu’elles puissent évoluer au même rythme que la société d’aujourd’hui. Et qu’on arrête de pointer le doigt toujours sur les mêmes !

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Paroles de femmes dans L ON Top de Juin

Ce magazine, initié par la créatrice du site : « interdit aux hommes », Emmanuelle Gagliardi, est dédié aux femmes qui avancent et font avancer la société. Dans ce nouveau numéro de juin, la journaliste a retracé le parcours d’Olivia Cattan, présidente de Paroles de femmes. Dans cette interview, Olivia Cattan revient sur son parcours de jouranliste, d’écrivain et de militante pour les droits des femmes et sur ses différentes actions politiques, éducatives et sociales au sein de l’association.

Pour commander le numéro de juin : Rendez-vous sur le site « interdit aux hommes.net »

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El Periodico

— Todo empezó el día de su boda.
— Sí, yo soy judía practicante, pero hasta ese momento no me había sentido discriminada. Cuando después de la ceremonia cogí el bolígrafo para firmar el acta de matrimonio, el rabino me dijo que yo no firmaba nada, sólo el marido.

— Cayó del guindo.
— Descubrí que, si me quería divorciar, dependía de la voluntad de mi marido. En la religión judía existe un documento llamado guet, que ostenta el hombre. Eso significa que si él no quiere ceder graciosamente el guet, a efectos religiosos no hay divorcio, aunque este se haya producido en el terreno civil. En caso de que la mujer tenga otra relación, a ojos del judaismo es una adúltera y los hijos que tenga de esa unión no pueden ser considerados judíos. Una situación paradójica en una comunidad que otorga a la mujer el papel de transmisora de la religión.

— También es paradójico que ocurra en el país de la libertad, la igualdad y la fraternidad.
— En Francia el judaismo es muy retrógado. En los últimos años se han producido brotes antisemitas que han llevado a la comunidad judía a replegarse. Antes los niños iban a la escuela laica francesa, ahora cada vez hay más escuelas judías, incluso hay un hospital maternal judío. Lo mismo ocurre con la comunidad musulmana, cada vez más encerrada en sí misma.

— ¿Somos más intolerantes ?
— Sí, juzgamos a la gente en función de su religión. Antes los niños de diferentes religiones éramos compañeros en la escuela. Ahora cada cual va con su banda. Hemos perdido la fraternidad, nos miramos con desconfianza.

— ¿Por eso usted y la periodista musulmana Kenza Braiga publicaron el libro Deux femmes en colère(Dos mujeres encolerizadas) ?
— Con este libro, pese a tener visiones diferentes, hemos intentado buscar los puntos comunes, tender puentes frente al peligroso proceso de tribalización de las comunidades religiosas. Ambas hacemos autocrítica de nuestras respectivas religiones y denunciamos la discriminación que sufren las mujeres debido, sobre todo, a la interpretación que han hecho los hombres de los textos sagrados.

— ¿Y no predican en el desierto ?
— El libro fue muy mal recibido por rabinos e imanes. Pero al menos ha conseguido abrir el diálogo, ya que hasta ahora no se hablaba del asunto. Aunque es verdad que las religiones en general son machistas, pueden evolucionar. Si prácticas como la poligamia y la lapidación de mujeres adúlteras ya no existen en el judaísmo pese a estar permitidas, significa que se puede avanzar.

— Feminismo y religión han sido hasta ahora conceptos más bien antagónicos.
— Es verdad que las mujeres religiosas no han sido muy activas, han tendido a aceptar la sumisión. La asociación Paroles de femmes intenta despertar las conciencias para que las mujeres, sean judías, musulmanas o católicas, tomen conciencia de que hay que luchar para ganar la igualdad. La revolución debe venir de dentro, es necesario que las religiones hagan autocrítica, que sus dirigentes levanten la cabeza de los textos, miren a su alrededor e intenten acercarse a la realidad social.

— ¿Por qué no centrarse en su religión ? .
— He querido hacer una asociación no política, abierta, que luche contra la discriminación y que rompa con los clichés de la religión como un círculo cerrado. La iniciativa cuenta con el apoyo de personalidades de todas las tendencias, como la actriz Isabelle Adjani o el exministro Luc Ferry, que es ateo. En tres semanas hemos recogido 450 firmas.

— ¿Qué aportarían las mujeres ?
— Hay que feminizar la religión para humanizarla. Las mujeres tienden más al diálogo, tienen otra visión de la vida. No digo que con las mujeres se acabaría el conflicto palestino-israelí, que es un asunto muy complicado, pero las mujeres en general tienden menos a la violencia. En la vida cotidiana, la desigualdad, el chantaje a las mujeres, genera mucha violencia.

— ¿Hay que evitar desigualdades prohibiendo el velo en las escuelas ?
— No es inteligente hacer una ley para eso. En Francia hay también una dictadura del laicismo, que estigmatiza a la gente por su religión. Aunque no estoy a favor del uso del velo ni de la kippa en la escuela pública porque, si se acepta, el siguiente paso es que las niñas no practiquen deporte o vayan a piscinas separadas de los niños, creo que habría que buscar fórmulas más flexibles.

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