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A l'international

Paroles de Femmes rencontre la chanteuse israélienne Noa

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La presse en parle

Tribune d’Olivia Cattan, Présidente de Paroles de Femmes dans le journal Metro

Cette charte, composée de dix articles fondamentaux, a pour objectif de protéger nos acquis en matière de droits des femmes en France et de faire appliquer ces droits dans d’autres parties du monde où de nombreuses avancées restent encore à faire.

Non-liberté de parole ou de pensée, droit inégalitaire dans le mariage religieux, obligation de se couvrir le corps, excision, refus de la mixité, violence physique et harcèlement moral impunis, inégalité salariale, interdiction de choisir sa sexualité, esclavage de femmes sans papiers… Combien de temps encore faudra-t-il pour qu’une pleine égalité hommes-femmes soit appliquée, pour que la dignité de la femme soit enfin respectée ?

A l’heure de la montée des intégrismes, de l’augmentation des violences que des femmes subissent toujours sous couvert de sexisme, de cultures ancestrales ou de religions, il est temps que la cause des femmes devienne une priorité nationale, un projet commun à tous les Etats. C’est ensemble, hommes et femmes, que nous gagnerons cette lutte contre l’ignorance. Considérant que l’égalité hommes-femmes en France est un modèle de référence et de justice, nous comptons sur l’engagement du président de la République afin que cette charte soit signée par le plus grand nombre de dirigeants politiques, notamment par les chefs d’Etat de l’Union pour la Méditerranée. Il ne peut exister de coopération entre Etats sans que les valeurs de justice et de paix soient partagées.

Paroles de femmes, qui fédère des femmes de toutes confessions et de toutes cultures, s’est engagé, depuis sa création, à être le fer de lance de tous les combats féminins et à relayer le murmure des victimes dans les plus hautes sphères de l’Etat. Nous demandons aujourd’hui à chacun d’entre vous, citoyens et citoyennes, et à vous, monsieur le président de la République, de signer et de porter notre charte afin de faire valoir le droit des femmes comme un droit universel.

Olivia Cattan, Présidente de Paroles de Femmes

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A l'international

Rencontre avec Sampat Pal, notre ambassadrice en Inde

photos : Alain Azria « Moi, Sampat Pal », aux Editions Oh

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La presse en parle

Paroles de femmes a son émission sur la FM

Cette émission traitera de nombreux sujets aux thématiques 100% féminines. Si vous souhaitez témoigner, envoyer vos réactions sur notre site ou vos courrier à Paroles de femmes, 228 bld saint-denis, 92400 Courbevoie ;

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La presse en parle

l’Interview d’Olivia Cattan dans Riposte Laïque, par Pierre Cassen

Cela fait un an que nous avons entrepris des actions dans les collèges et lycées français. Nous avons crée des modules de prévention éducative afin d’aider des Etablissements scolaires difficiles. Nous abordons avec des classes de 5e, de 4e toutes les discriminations, la violence mais aussi la laïcité, seule garante du vivre ensemble et la citoyenneté que ces jeunes ont parfois du mal à ressentir. Leur donner la parole pendant deux heures tous les 15 jours, leur faire faire des jeux de rôles leur permet de se mettre dans la peau de l’autre en leur faisant prendre conscience de l’implication de leurs insultes et l’état de leurs préjugés.

Nous sommes dans le 19e jusqu’en juin prochain et nous commencerons à la rentrée à travailler avec des classes de CM1 et CM2 . Nous pensons qu’il est important de commencer cette prévention le plus tôt possible afin de ne pas avoir trop de préjugés à déconstruire. Nous essayons de leur transmettre une culture laïque, citoyenne, débarrassée de toutes discriminations. Mais nos actions sont multiples : Nous assurons aussi des permanences pour accueillir des femmes victimes de violences, nous traitons des dossiers de mères isolées expulsées ou de femmes SDF.

Riposte Laïque : Tu milites pour le rapprochement des communautés juives et arabes. Comment as-tu vécu les événements de Gaza, et les manifestations qui se sont déroulées dans de nombreuses villes de France ?

Olivia Cattan : J’ai ressenti beaucoup de lassitude. Les associations de femmes mélangeaient parfois tout et n’importe quoi. Je crois que notre rôle, en tout cas celui de Paroles de femmes, est de tenter de rapprocher les communautés juives et musulmanes françaises en créant des passerelles. Qu’importe nos convictions politiques sur le conflit, qu’importe si chacun de nous juif ou musulman se sent parfois lié de façon émotionnel à ce conflit, il faut dépasser cet attachement et ses propres ressentis pour prôner des valeurs humaines de paix et de partage. Le conflit israélo-palestinien est très compliqué. En France, la compréhension est complètement faussée. Je crois qu’il faut laisser les Israéliens et Palestiniens trouver le chemin du dialogue. A nous, communauté internationale de les accompagner dans cette démarche. Il faut aussi arrêter d’utiliser ce conflit pour déverser sa haine de l’autre.

Riposte Laïque : Tu interviens régulièrement dans une école parisienne. Constates-tu une évolution, dans l’attitude des élèves, et comment l’expliques-tu ?

Olivia Cattan : Nous intervenons dans plusieurs établissements et ce que l’on retrouve c’est beaucoup de violence verbale, psychique, physique. Les insultes sexistes, antisémites et racistes se sont banalisées. On s’insulte pour rire de negro, de feuj ou de pute. Ces jeunes n’ont plus conscience des mots et de leurs répercussions. Ce qui est aussi très choquant c’est cette absence de responsabilité pour son prochain. Nous essayons de leur montrer l’importance de l’engagement citoyen. Nous leur parlons aussi de leurs droits mais de leurs devoirs vis-à-vis de la République.

Riposte Laïque : Tu es parisienne. Que penses-tu de l’évolution de la capitale, et du projet de nouvelle mosquée, dans le quartier de la Goutte d’Or ?

Olivia Cattan : Concernant cette Mosquée, je n’ai pas les informations nécessaires pour vous répondre. Je crois que certains hommes et femmes ont besoin de spiritualité et que ce n’est pas à mois de juger si cela est bien ou mal. Les lieux de culte sont nécessaires à condition qu’à l’intérieur de ces lieux saints, la parole proposée aux croyants soit spirituelle non politique. Il faut que la république contrôle ses lieux de culte et les aide aussi à ouvrir le débat sur l’égalité hommes-femmes, le divorce non égalitaire dans le Judaïsme, la répudiation dans la religion musulmane, la contraception chez les Chrétiens et l’homosexualité dans les trois monothéismes. Les religions tirent la république vers des traditions ancestrales, vers des inégalités, vers des absurdités comme la dernière déclaration du Pape sur le Sida. Il ne faut pas que la Santé publique, que le vivre ensemble ou que nos principes républicains soient mis en danger par les religions.

Riposte Laïque : Penses-tu que sous Nicolas Sarkozy, les religions sont en train de reprendre du poil de la bête ?

Olivia Cattan : Je pense que la précarité sociale et le vide intellectuel et philosophique actuel ont laissé la place aux religieux. Beaucoup de jeunes n’ont pas reçus de leurs parents une transmission de valeurs, de principes, de repères. Alors comme ils se sentent perdus, ils se raccrochent à tout ce qu’ils peuvent entendre dans la rue, dans les lieux saints. Ils sont des cibles faciles. Je crois qu’à force de ne pas vouloir stigmatiser les croyants, la République leur a laissé reprendre du poil de la bête. Et l’Etat leur a accordé beaucoup sans aucune contrepartie. Aujourd’hui, certains étudiants refusent de passer leurs examens dans des périodes de fêtes, des filles ne veulent plus aller à la piscine, parfois même en cours de Science Nat. Et que leur demande t-on en échange aux Institutions religieuses ? Rien. Je crois surtout que la rFrance a peur de ses religions et préfère faire profil bas en accordant des choses à droite et à gauche pour ne pas faire de vague mais malheureusement, à mon humble avis, cette hypocrisie étatique finira par nous exploser à la figure.

Riposte Laïque : Tu es parfois qualifiée de « laïcarde ». Qu’est-ce que ce qualificatif provoque, chez toi ? Penses-tu que la laïcité est suffisamment défendue, en France, en 2009 ?

Olivia Cattan : Non la laïcité n’est pas assez défendue, expliquée, enseignée, voilà pourquoi l’idée de ces modules est née. La plupart des enfants ne savent pas ce qu’est la laïcité, ce qu’elle implique, ce qu’elle garantie et ce qu’elle apporte. Ils ont une vision restrictive et négative liée à l’interdiction du voile dans les écoles. Quant aux insultes, entre les « sal juive », « sioniste », « laïcarde », « lesbienne » lors d’une émission sur Beur FM parce que je prenais la défense des homosexuels, je les prend d’où elles viennent et j’ai appris à les affronter et à assumer mes convictions.

Riposte Laïque : Admets-tu que le port du voile islamique se développe, en France ? Penses-tu que les politiques n’y peuvent rien, ou souhaites-tu qu’ils interviennent ? Quelles pistes proposes-tu, face à ce symbole d’oppression des femmes ?

Olivia Cattan : Bien sûr que le voile se développe. Je le vois dans le 19e, au Pré saint Gervais. Avec l’arrivée d’un nouvel imam, les têtes des femmes se sont couvertes peu à peu. Mais pour lutter contre cette progression, je ne crois qu’à une chose, l’éducation des femmes. Nous avons crée des groupes de mères pour aider certains enfants en difficulté. Cela nous donne l’occasion de réunir plusieurs mamans et de parler de cette évolution du voile ensemble.

Il faut les aider à prendre conscience de leurs droits, de l’oppression qu’elles subissent. Il faut leur apprendre à devenir insoumise et à se rebeller contre l’ordre patriarcal établi. A nous de les informer et de les accompagner au mieux à s’épanouir et à assumer leur liberté.

Propos recueillis par Pierre Cassen

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La presse en parle

Notre représentante Paroles de femmes Manu, expulsée dans quelques jours, interviewée par Bondy Blog

Dans la réalité, les ordonnances d’expulsions continuent de fleurir en ce début de printemps. Emmanuelle, 45 ans, gérante de société et mère de famille, témoigne de sa situation. Son avocat a demandé un délai au tribunal le temps de trouver une solution d’hébergement pour elle et sa fille. Les délais lui ont été refusés. En guise de réponse, le tribunal ordonne l’expulsion pour le 26 mai 2009. « Mon avocat n’a jamais été confronté à ce type de refus. Que l’on ne puisse obtenir de délais est totalement inhabituel, mais là, visiblement, le groupe immobilier en question est trop puissant », dit-elle.

Divorcée depuis 2004 et partageant la garde alternée de son enfant avec son ex-mari, elle a toujours été autonome. Elle qui travaille depuis 25 ans, a exploré divers domaines professionnels tels que la comptabilité, le marketing ou encore la production discographique. Quand elle arrive dans le milieu du tourisme, elle ne se pose pas trop de questions : la profession fonctionnait plutôt bien puisque son salaire grimpa jusqu’à 2500 euros. Mais la perte d’un gros client, ajoutée à la crise économique, a eu raison de ses efforts de gestionnaire. Ses revenus mensuels sont tombés à 1700 euros.

Le montant du loyer de son appartement, type deux pièces de 50 mètres carrés, qu’elle occupe à Courbevoie, propriété d’un grand groupe immobilier parisien, est de 950 euros hors charges. L’électricité, le gaz et le chauffage s’ajoutent aux factures. Avec un salaire diminué, elle n’a plus été en mesure d’honorer son loyer, ce qui lui vaut de se retrouver dans la situation d’une personne proche de l’expulsion.

La gérance d’une société n’ouvre pas de droits à quelque aide sociale que ce soit : « Pour avoir droit à une aide, il faudrait que je sois beaucoup plus pauvre. On m’a suggéré de faire un dossier de surendettement. Pour l’instant, c’est la famille qui ponctuellement met la main à la poche. Pour le relogement, un appartement d’à peine 40 mètres carrés pour 750 euros par mois m’a été proposé mais je ne suis plus en mesure d’assumer ce loyer. »

Emmanuelle, pour la petite histoire, a déposé en 2002 une demande de logement à la mairie de Levallois, où elle travaille depuis 12 ans… Elle a échangé de nombreux courriers avec la direction du logement et le député-maire, Patrick Balkany. « Finalement, on m’a dit que l’on ne pouvait rien pour moi, car il n’y a pas de logement vacant. Je ne suis, paraît-il, pas prioritaire. Monsieur Balkany m’a conseillée de faire une demande auprès de l’office HLM des Hauts-de-Seine, ajoutant qu’il ne manquerait pas d’intercéder en ma faveur. »

Pour l’heure, des amis lui ont proposé de l’héberger, mais le souci d’Emmanuelle, c’est sa fille, qui, selon sa mère, ressent déjà le traumatisme de l’expulsion. « Je vis au jour le jour. Quand j’étais plus jeune, j’ai vécu des galères, mais aujourd’hui, c’est un non sens, une pure hallucination. »

Nadia Méhouri

Face à l’Etat qui semble impuissant à régler la situation des personnes – et particulier des femmes – expulsées de leur logement, Olivia Cattan, présidente de l’association Paroles de Femmes, propose de lancer un nouvel impôt : ISF, l’impôt de solidarité féminine. Une initiative parrainée par des personnalités telles que Bernard de la Villardière, Marc Levy ou Ariel Wizman. Pour un euro, chaque citoyen pourra montrer sa solidarité avec ces femmes SDF et aider Paroles de Femmes à construire « La Maison des Citoyennes », une lieu d’accueil et d’accompagnement qui sera destiné « aux femmes SDF, aux mères isolées, aux femmes victimes de violences psychologiques et physiques ».

Nadia Méhouri -

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La presse en parle

Paroles de femmes sur RTL

013

Ecoutez le podcast et les interviews d’Olivia Cattan et de LAra Fabian sur RTL.

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